Les aventures de Perle: 1 - A toute vapeur !
Pré en bulles:
Perle veut sensibiliser les blogueurs et blogueuses au problème de l’eau dans le monde ; ce combat, elle veut le mener avec vous ; elle se servira de vos commentaires pour faire avancer sa rivière d’espérance, et arriver à la mer de la tranquillité. Dans le prochain article, je vous présente le premier épisode des aventures de Perle. Bonne lecture ! N’ayez pas peur de vous mouiller dans vos coms.
Présentation:
Petite goutte de rosée, je me glace à ton regard ;
depuis des mois, je transpire, je m’évapore ;
enfin, je sens ton souffle, je me cristallise ;
le soleil me transperce et l’arc-en-ciel se déploie dans mes miroirs.
A midi, je fond doucement et glisse le long d’un brin d’herbe ;
Je m’insinue entre deux agrégats et descend dans l’obscure méandre de la terre ;
La fraîcheur m’endort ; à 14 h 00, je suis réveillée en sursaut ; je me sens aspirée ; je ne peux résister ; je me laisse emporter dans un capillaire.
Je franchie un rideau et me retrouve dans la chaleur d’une radicelle ; je retrouve des camarades ; ensemble, nous remontons le brin d’herbe par le collet ; nous nous chargeons de nourritures et allons la distribuer dans les cellules.
Je travaille jusqu’à la nuit, puis me love à la pointe, sous le stomate.
A l’aube, petit déjeuner sur la terrasse, un coup de soleil et je m’éjecte en perle de rosée.
La vie est un éternel recommencement ; bienvenue à l’hiver !!
Je suis Perle; je vais vous raconter mes aventures dans l'eau de là...
Allongée sur sa terrasse, Perle méditait en regardant passer les nuages. Il était 10 heures du matin et le soleil commençait à dégeler l’ambiance plutôt fraîche du premier jour de l’an 2007. Depuis qu’elle avait atterri sur ce brin d’herbe, l’été dernier, elle en avait marre de faire toujours le même parcours ; elle connaissait les moindres recoins du centimètre carré de son usine à photosynthèse où elle travaillait. Au moment où elle s’apprêtait à redescendre le long du brin, une rafale de vent la fit vaciller sous un rayon ; une bouffée de chaleur et elle s’évapore pour rejoindre le nuage le plus proche…La voilà petite goutte d’eau embarquée dans le NGV (Nuage à grande vitesse) ; à côté d’elle, des milliers de gouttes de toutes nationalités, toutes les couleurs, collées les unes aux autres, unies pour un long voyage. Sa voisine se réveille : - oh ! Une française ! s’écrie-t-elle avec un fort accent belge. – Je vais pouvoir causer un peu, parce que les allemandes et les polonaises, j’les comprends pas ! Perle un peu perdue l’interroge : - On va où comme çà ? - Ah, ah, ah ! Tu es bien une bleue ! On va à la mer, une fois ! répondit la belge amusée. - Mais c’est loin ?, s’inquiète Perle. – Six cent nonante kilomètres environ, mais tout le monde n’y arrivera pas ; il paraît qu’il fait 14 degrés à Marseille. J’en connais qui seront bien contentes d’aller se faire aspirer par un palmier !, plaisanta la nouvelle camarade de Perle. Quelques instants plus tard, le nuage arrive au dessus de Lyon. Perle se met à tousser. – Dis-donc, je n’ai jamais vu pareilles poussières dans l’air ! – T’as raison, répliqua la belge, les sites Sévéso, ce ne sont pas des endroits pour nous ; moi qui m’était fait épurer avant de partir ; j’aurai plus qu’à recommencer ! – Oh ! Regardes !, s’exclame Perle, à droite du nuage, les russes sont en train de tomber ! – Bien sûr, avec le froid qu’il fait, on ne peut pas tenir longtemps ; bon courage pour elles, si elles atterrissent sur un pissenlit de la centrale nucléaire…
A suivre...