La voie du sage (4) : les boules chinoises

Publié le par kloopaysages

 

En effet, nous avons emprunté une petite rue perpendiculaire, 50 mètres plus bas ; nous l’avons remonté jusqu’au numéro 22. C’était un immeuble ancien de trois étages sans ascenseur ; par chance elle habitait le premier. C’est avec plaisir que je la suivis dans l’escalier, me permettant d’admirer le galbe de ses jambes qui n’étaient vêtues qu’à mi-cuisse. N’y voyez aucune perversion dans ce comportement ; je suis un homme qui aime les jolies fleurs et les paysages qu’elles composent. Ainsi, comme on cueille une fleur par sa tige, l’effleurement d’une jeune femme commence bien souvent par les jambes ; mais attention aux épines…

Elle me précéda dans l’appartement, me laissa quelques instants dans le vestibule, le temps de faire un peu de lumière dans le séjour-cuisine ; n’étant pas climatisé, la recherche de la fraîcheur consistait à fermer les volets le plus tôt possible. Elle m’invita à prendre place sur la banquette clic-clac et s’affaira dans le coin cuisine. Tout cela s’était déroulé avec une économie de mots digne des films muets des années 30. Je promenai mon regard dans la pièce, à la recherche des indices sur la personnalité de mon hôtesse ; une bibliothèque où s’étagent quelques livres de poches, des cartes postales exotiques, différents modèles de grenouilles, débutant visiblement une collection ; l’objet qui attira mon attention est une boite que je reconnaissais, ayant la même, contenant deux boules chinoises… - Vous aimez la culture chinoise ?, l’apostrophai-je. Elle manqua de laisser tomber une casserole, tant ma voix avait résonné dans la pièce… (A suivre !)

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Publié dans Ecritures

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